Vous vous demandez à combien mettre le chauffage pour avoir chaud sans faire exploser votre facture ? La plupart des logements sont surchauffés, alors qu’un simple réglage des thermostats et quelques repères clairs suffisent pour gagner en confort et réduire la consommation. Voici les bonnes températures pièce par pièce et les gestes concrets pour ajuster votre chauffage au quotidien.
Températures idéales pièce par pièce pour régler son chauffage

Pour répondre directement à votre question, on considère qu’une température de 19 °C dans les pièces de vie suffit pour concilier confort et économies d’énergie. Les chambres peuvent être un peu plus fraîches, tandis que la salle de bains demande un léger surplus de chaleur. Ces repères officiels vous servent de base pour ajuster votre propre confort, selon votre logement et votre ressenti.
Les températures de chauffage recommandées selon les normes et les experts
Les organismes de référence comme l’ADEME et l’Agence nationale de l’habitat préconisent des températures précises pour chaque pièce. Le salon, la cuisine et les espaces de vie se règlent idéalement à 19 °C, une valeur qui assure un confort correct tout en limitant la consommation d’énergie. Les chambres restent plus fraîches, entre 16 et 17 °C, ce qui favorise un sommeil réparateur. La salle de bains monte à 22 °C, mais uniquement pendant l’utilisation : il est inutile de maintenir cette température toute la journée.
Ces recommandations reposent sur des études sanitaires et énergétiques menées depuis plusieurs années. Elles visent à protéger votre santé respiratoire, éviter la sécheresse de l’air et réduire votre empreinte carbone. Considérez-les comme des points de départ à affiner selon votre ressenti personnel et les caractéristiques de votre logement.
Comment régler le chauffage dans le salon sans gaspiller d’énergie
Dans le séjour, maintenir 19 °C est généralement suffisant si votre isolation est correcte et que vous portez des vêtements adaptés à la saison. Monter systématiquement à 21 ou 22 °C peut augmenter votre facture de 14 % sans améliorer sensiblement votre confort. Si vous ressentez encore du froid, vérifiez d’abord les sources de déperdition : fenêtres mal isolées, bas de porte laissant passer l’air, volets ouverts la nuit.
Un plaid sur le canapé, des tapis au sol et des rideaux épais devant les fenêtres créent une sensation de chaleur sans toucher au thermostat. Pensez aussi à fermer les portes des pièces non occupées pour concentrer la chaleur là où vous en avez besoin.
Température idéale dans une chambre pour bien dormir et économiser
Dormir dans une chambre chauffée entre 16 et 18 °C améliore la qualité du sommeil. L’organisme régule mieux sa température corporelle dans un environnement frais, ce qui favorise l’endormissement et limite les réveils nocturnes. Au-delà de 18 °C, l’air devient plus sec, ce qui peut irriter les voies respiratoires et perturber le repos, surtout chez les enfants.
Si vous êtes frileux, privilégiez une couette adaptée à la saison plutôt qu’un radiateur réglé trop haut. Une bonne literie compense largement quelques degrés de moins dans la pièce. Pour les bébés et jeunes enfants, visez 18 °C avec une turbulette adaptée, en évitant de trop couvrir pour prévenir tout risque de surchauffe.
Ajuster la température de la salle de bains sans surchauffer votre logement
La salle de bains nécessite 22 °C pour être confortable lors de la douche ou du bain, mais il est inutile de chauffer en continu à ce niveau. Si vous disposez d’un thermostat programmable ou d’un radiateur sèche-serviettes avec minuterie, programmez une montée en température 30 minutes avant votre utilisation habituelle. Le reste du temps, 17 ou 18 °C suffisent amplement.
Un tapis de bain épais, un peignoir à portée de main et une ventilation efficace après la douche améliorent le confort sans solliciter davantage le chauffage. Ces petits gestes réduisent aussi l’humidité résiduelle, source de moisissures et de sensation de froid.
Comprendre l’impact de chaque degré sur votre facture de chauffage

Chaque degré de chauffage supplémentaire se traduit par une hausse sensible de la consommation, souvent sous-estimée. En prenant conscience de ce lien entre température, facture d’électricité ou de gaz et empreinte carbone, vous pouvez faire des choix plus éclairés. L’idée n’est pas de vous priver, mais de trouver le meilleur compromis entre bien‑être et sobriété énergétique.
Pourquoi baisser le chauffage de 1 degré fait vraiment la différence
On estime qu’1 °C en moins sur le thermostat permet d’économiser environ 7 % d’énergie sur la saison de chauffage. Concrètement, pour un logement de 80 m² chauffé à l’électricité et consommant 10 000 kWh par an, cette baisse représente une économie de 700 kWh, soit environ 140 € au tarif réglementé actuel. Sur une année, ce simple geste peut donc peser significativement sur votre budget.
Cette marge de manœuvre montre qu’un ajustement presque imperceptible au quotidien a un impact réel. Passer de 21 à 19 °C dans le salon, par exemple, peut sembler minime en termes de confort mais change vraiment la donne sur la facture annuelle.
Chauffage électrique ou gaz : quelles conséquences d’un mauvais réglage
Avec un chauffage électrique, chaque degré superflu se répercute directement sur votre compteur. Le kilowattheure électrique étant relativement coûteux (autour de 0,20 € en tarif de base en 2025), les dérapages de température pèsent lourd. Un radiateur électrique mal réglé dans chaque pièce peut faire grimper la facture de plusieurs centaines d’euros par an.
Pour le gaz naturel ou le fioul, le mécanisme est identique : une température trop élevée augmente la consommation de combustible. La différence, c’est que vous ne voyez l’impact qu’au moment de la livraison ou du prélèvement mensuel, ce qui rend la prise de conscience moins immédiate. Dans tous les cas, mal régler ses radiateurs revient à payer cher des degrés souvent inutiles.
Comment concilier confort thermique, santé et économies d’énergie au quotidien
Un logement ni trop chaud ni trop froid réduit les risques de maux de tête, de sécheresse cutanée et de fatigue. Une température stable autour de 19 °C limite les écarts entre intérieur et extérieur, ce qui soulage votre organisme en hiver. L’air reste suffisamment humide pour ne pas irriter les muqueuses, et la qualité du sommeil s’en trouve améliorée.
En ajustant le chauffage et en améliorant un peu votre isolation, vous gagnez à la fois en confort et en stabilité de facture. Des gestes simples comme aérer 5 minutes par jour, purger les radiateurs en début de saison et entretenir votre chaudière contribuent aussi à un chauffage plus efficace et plus sain.
Adapter la température de son chauffage selon son logement et son mode de vie
Les recommandations générales (19 °C, 17 °C, 22 °C) sont des repères, pas des règles figées. Votre isolation, votre région, votre présence à domicile ou encore votre âge jouent sur la température réellement confortable pour vous. L’enjeu est de personnaliser ces consignes en tenant compte de vos habitudes pour éviter à la fois l’inconfort et le gaspillage.
Comment régler son chauffage dans un logement mal isolé sans se ruiner
Dans un logement peu isolé, atteindre strictement 19 °C peut demander beaucoup d’énergie, surtout par grand froid. Les déperditions thermiques par les fenêtres, les murs ou la toiture obligent le chauffage à tourner en permanence pour compenser. Vous pouvez accepter une température légèrement inférieure, autour de 18 °C, et renforcer plutôt les solutions simples : boudins de porte, rideaux thermiques, fermeture systématique des volets dès la tombée de la nuit.
À moyen terme, quelques travaux ciblés d’isolation (combles, fenêtres en double vitrage, calfeutrage) permettront de réduire la puissance de chauffage nécessaire et de stabiliser le confort. Ces investissements se rentabilisent généralement en quelques années grâce aux économies réalisées.
Faut‑il chauffer autant lorsqu’on s’absente la journée ou le week‑end
En cas d’absence de plusieurs heures, il est recommandé de baisser le chauffage à environ 16 °C, plutôt que de l’éteindre totalement. Cette température de consigne évite au logement de trop se refroidir, ce qui limiterait les efforts de remise en température au retour. Relancer le chauffage dans un logement glacé consomme parfois plus que de maintenir une température minimale.
Pour un départ de plusieurs jours ou un week-end prolongé, vous pouvez descendre encore, en utilisant le mode hors‑gel si votre installation le propose (généralement 8 à 12 °C). Ce mode protège les canalisations et évite toute mauvaise surprise au retour, sans gaspiller d’énergie inutilement.
Comment adapter la température de chauffage aux personnes fragiles et âgées
Les personnes âgées, malades ou très sédentaires ont souvent besoin de 1 à 2 °C de plus pour se sentir bien. Leur métabolisme régule moins efficacement la température corporelle, ce qui les rend plus sensibles au froid. Il est alors préférable de concentrer la chaleur dans les pièces où elles passent le plus de temps (salon, chambre), plutôt que de chauffer tout le logement à une température élevée.
Des vêtements chauds en laine ou polaire, un plaid sur les genoux et une bonne gestion des courants d’air complètent efficacement le réglage du thermostat. Veillez aussi à ce que les extrémités (pieds, mains) restent au chaud, car elles influencent fortement la sensation de confort général.
Bons réglages de thermostat et gestes simples pour optimiser son chauffage
Au‑delà de la température ciblée, la manière dont vous réglez vos thermostats et utilisez vos radiateurs influe beaucoup sur votre confort. Une programmation adaptée à vos horaires, quelques habitudes quotidiennes et des gestes simples permettent de stabiliser la chaleur tout en réduisant la consommation. L’objectif est de rendre votre chauffage plus intelligent, sans complexité technique.
Comment bien régler un thermostat programmable pour suivre votre rythme de vie
Un thermostat programmable permet de définir différentes températures selon les plages horaires : jour, nuit, absence. Vous pouvez par exemple viser 19 °C lors de votre présence en journée et en soirée, 16–17 °C la nuit dans les chambres et en journée quand le logement est vide. Une fois la programmation calée sur votre rythme hebdomadaire, vous n’avez plus à penser en permanence à baisser ou monter les radiateurs.
La plupart des thermostats récents proposent plusieurs modes (confort, éco, hors-gel) et permettent des ajustements pièce par pièce si vous avez des robinets thermostatiques. Prenez le temps de bien paramétrer votre installation en début de saison : les gains de confort et d’économies se font sentir immédiatement.
Radiateurs, purge et circulation de l’air : petites actions, grands effets sur la chaleur
Des radiateurs purgés, non obstrués par des meubles ou des rideaux, diffusent mieux la chaleur dans la pièce. L’air doit pouvoir circuler librement autour de chaque radiateur pour que la température soit homogène, sans zones froides près des fenêtres ou des portes. Une purge annuelle, en début de saison de chauffe, élimine l’air emprisonné dans le circuit et améliore le rendement de l’installation.
Une aération brève mais régulière, 5 à 10 minutes par jour, renouvelle l’air intérieur sans faire chuter durablement la température. Ouvrez en grand plutôt que de laisser les fenêtres entrouvertes en permanence : vous évacuez l’humidité et les polluants sans gaspiller de chauffage.
Comment savoir si la température de chauffage vous convient vraiment au quotidien
Au‑delà des chiffres, fiez-vous à vos sensations : avez-vous froid malgré des vêtements adaptés, ou au contraire trop chaud en tenue légère ? Vous pouvez tester pendant quelques jours une baisse d’1 °C, en observant à la fois votre confort et votre facture si vous avez un suivi de consommation. Un petit thermomètre fiable placé au centre de la pièce, loin des sources de chaleur, vous aidera aussi à mieux calibrer vos réglages.
Si vous êtes plusieurs dans le logement, les ressentis peuvent varier : certaines personnes sont plus frileuses que d’autres. Trouvez un compromis qui convient à tous, en jouant sur les vêtements, les couvertures et l’ajustement pièce par pièce. L’essentiel est de rester à l’écoute de votre corps et d’ajuster progressivement jusqu’à trouver votre équilibre idéal entre confort et maîtrise de la consommation.
| Pièce | Température conseillée | Remarques |
|---|---|---|
| Salon / Séjour | 19 °C | Confort suffisant en journée et soirée |
| Chambres | 16–17 °C | Favorise le sommeil et réduit la consommation |
| Salle de bains | 22 °C (en utilisation) | Programmer une montée en température ponctuelle |
| Logement inoccupé | 16 °C | Évite le refroidissement total et facilite la remise en température |
| Absence prolongée | 8–12 °C (hors-gel) | Protège les canalisations sans gaspiller d’énergie |
En résumé, savoir à combien mettre le chauffage passe par quelques repères simples : 19 °C dans les pièces de vie, 16–17 °C dans les chambres et 22 °C ponctuellement dans la salle de bains. Chaque degré en moins représente environ 7 % d’économies d’énergie, un levier puissant pour alléger votre facture sans sacrifier votre confort. Adaptez ces consignes à votre logement, votre mode de vie et vos besoins spécifiques, et misez sur les bons gestes : programmation intelligente, isolation renforcée et entretien régulier de votre installation. Vous trouverez ainsi le meilleur équilibre entre bien-être quotidien et sobriété énergétique.
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