Que voir au chili : les lieux incontournables pour un voyage réussi

Vous rêvez de découvrir le Chili mais vous vous demandez par où commencer ? Ce pays qui s’étire sur plus de 4 000 kilomètres du nord au sud offre une diversité de paysages exceptionnelle : déserts arides, glaciers millénaires, volcans actifs et îles mystérieuses. Pour un premier voyage, quatre zones se détachent nettement : le désert d’Atacama avec ses paysages lunaires, Santiago et Valparaíso pour la culture urbaine, la région des lacs et volcans, puis la Patagonie chilienne et ses montagnes spectaculaires. L’île de Pâques constitue une option supplémentaire pour les passionnés d’archéologie. L’essentiel est de bien choisir vos étapes selon votre temps disponible, car tout voir en un seul séjour relève de l’impossible. Ce guide vous aide à prioriser les sites incontournables pour optimiser votre voyage au Chili.

Comprendre les incontournables du Chili sans perdre de temps

Le Chili présente un défi logistique majeur : sa géographie démesurée impose des choix stratégiques. Entre le désert d’Atacama au nord et la Patagonie au sud, vous parcourez plusieurs fuseaux horaires et traversez des climats radicalement différents. Cette réalité explique pourquoi même trois semaines ne suffisent pas à tout explorer en profondeur.

Les vols intérieurs représentent souvent la solution la plus efficace pour gagner du temps. Un trajet Santiago-Punta Arenas dure environ 3h30 en avion, contre plusieurs jours en bus. Anticiper ces réservations vous permettra aussi de maîtriser votre budget, les prix variant fortement selon les saisons et la disponibilité.

Comment choisir vos étapes au Chili en fonction de la durée du séjour

Pour un séjour de 7 à 10 jours, concentrez-vous sur deux régions maximum. La combinaison Santiago-Valparaíso et désert d’Atacama fonctionne bien, tout comme Santiago avec la Patagonie et Torres del Paine. Cette formule vous épargne les trajets épuisants et vous permet vraiment d’apprécier chaque destination.

Entre 11 et 15 jours, vous pouvez envisager un triptyque cohérent : Santiago et sa région, le désert d’Atacama et une incursion dans le sud, soit vers la région des lacs, soit directement en Patagonie. Cette durée offre un bon équilibre entre découverte et rythme raisonnable.

Avec plus de 16 jours, un itinéraire complet devient réaliste. Vous pourrez alors combiner le nord désertique, la capitale et ses environs, la région des lacs avec ses volcans et terminer par Torres del Paine. L’île de Pâques nécessite toutefois un ajout de 4 à 5 jours supplémentaires.

Les grandes régions à voir au Chili pour un premier voyage réussi

Le désert d’Atacama, autour de San Pedro, concentre des paysages uniques avec ses salars, lagunes colorées et geysers. La région bénéficie d’un climat sec toute l’année, ce qui en fait une destination praticable en toute saison. Comptez 3 à 4 jours sur place pour profiter des excursions principales sans courir.

Santiago et Valparaíso représentent le cœur culturel du pays. La capitale mélange modernité et patrimoine colonial, tandis que Valparaíso séduit par son atmosphère bohème et ses collines colorées. Ces deux villes se découvrent facilement en 3 à 4 jours, avec une possible extension vers les vignobles.

La région des lacs, entre Puerto Varas et Pucón, offre un cadre alpin avec volcans et lacs profonds. Cette zone plaît particulièrement aux familles et aux amateurs d’activités outdoor modérées. Prévoyez 3 à 5 jours pour explorer tranquillement.

La Patagonie chilienne, avec le parc Torres del Paine comme joyau, demande au minimum 4 à 5 jours. Les randonnées mythiques comme le circuit W nécessitent même une semaine complète. Les conditions météo changeantes exigent une bonne préparation physique et matérielle.

Que voir au Chili en 10, 15 ou 21 jours selon votre profil voyageur

Durée Itinéraire recommandé Profil adapté
10 jours Santiago (2j) – Valparaíso (1j) – Atacama (4j) – Santiago (1j) Découverte classique, rythme soutenu
15 jours Santiago (2j) – Atacama (4j) – Région des lacs (3j) – Patagonie (5j) Amateurs de nature, bon marcheur
21 jours Nord (5j) – Santiago et vignobles (4j) – Lacs (4j) – Patagonie (7j) Voyageur complet, recherche d’immersion

Les familles avec enfants privilégieront la région des lacs et Santiago, avec des activités variées et moins exigeantes physiquement. Les trekkeurs aguerris focaliseront leur séjour sur la Patagonie et éventuellement l’ascension de volcans dans la région de Pucón. Les passionnés de culture s’attarderont davantage à Santiago, Valparaíso et dans les vallées viticoles, avec peut-être l’île de Pâques en complément.

Nord du Chili et désert d’Atacama : paysages lunaires et nuits étoilées

Que voir au Chili désert d’Atacama lagunes salars geysers étoiles

Le désert d’Atacama constitue l’une des expériences les plus marquantes d’un voyage au Chili. Cette région, considérée comme le désert le plus aride de la planète, offre une palette de couleurs et de formations géologiques qui défient l’imagination. Entre 2 300 et 4 500 mètres d’altitude, les variations de paysages se succèdent : salars blancs immaculés, lagunes turquoise habitées par des flamants roses, geysers fumants à l’aube et vallées sculptées par l’érosion.

San Pedro de Atacama, village de 5 000 habitants, sert de camp de base idéal. Son infrastructure touristique bien développée vous permettra de réserver facilement vos excursions, de louer du matériel et de trouver des hébergements pour tous les budgets. L’ambiance y reste décontractée, avec ses ruelles de terre et son architecture en adobe.

Les sites immanquables autour de San Pedro de Atacama et comment les combiner

La Vallée de la Lune porte bien son nom avec ses dunes et formations rocheuses évoquant un décor extraterrestre. Le coucher de soleil y attire chaque soir des dizaines de visiteurs, créant une atmosphère particulière. Comptez 2 à 3 heures sur place, généralement en fin d’après-midi.

Les geysers d’El Tatio, situés à 4 300 mètres d’altitude, nécessitent un départ avant l’aube. L’activité maximale des geysers se produit entre 6h et 8h du matin, quand l’air froid contraste avec la vapeur brûlante. Le retour permet souvent de s’arrêter aux thermes de Puritama pour une baignade revigorante.

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Le Salar d’Atacama et les lagunes Chaxa abritent trois espèces de flamants roses. La lagune Cejar offre une expérience de flottaison unique grâce à sa forte concentration en sel, similaire à la Mer Morte. Ces sites se visitent souvent l’après-midi, en combinaison avec d’autres points d’intérêt proches.

Les lagunes Miscanti et Miñiques, à plus de 4 200 mètres d’altitude, éblouissent par leurs eaux bleues profondes contrastant avec les volcans environnants. Cette excursion d’une journée complète exige une bonne acclimatation à l’altitude. Prévoyez des vêtements chauds, car le vent souffle fort en altitude.

Observer les étoiles dans le désert d’Atacama, une expérience à planifier

L’Atacama concentre près de 40% des infrastructures d’observation astronomique mondiales. La quasi-absence de pollution lumineuse, le faible taux d’humidité et plus de 300 nuits dégagées par an créent des conditions exceptionnelles. À l’œil nu, vous distinguerez la Voie lactée avec une clarté impressionnante, ainsi que les nuages de Magellan.

Plusieurs formules s’offrent à vous. Les tours astronomiques grand public durent environ 2 heures et incluent une partie pédagogique avec des télescopes professionnels. Les guides expliquent les constellations de l’hémisphère sud, que vous ne verrez jamais depuis l’Europe. Comptez entre 25 et 40 euros par personne.

Pour une expérience plus poussée, certains observatoires scientifiques comme ALMA ou le Paranal organisent des visites guidées, généralement le week-end et sur réservation plusieurs semaines à l’avance. Ces visites gratuites vous permettent de découvrir les installations où travaillent les astronomes du monde entier.

Pensez à réserver votre sortie astronomique dès votre arrivée à San Pedro, voire avant votre départ. Les places s’arrachent vite en haute saison de juillet à août et de décembre à février. Emportez plusieurs couches de vêtements : les nuits dans le désert font chuter les températures jusqu’à -5°C même en été.

Que voir au nord du Chili au-delà d’Atacama pour sortir des sentiers battus

Le parc national Lauca, près d’Arica, culmine à plus de 4 500 mètres d’altitude. Ses paysages d’altiplano abritent des troupeaux de vigognes, des lamas sauvages et le lac Chungará dominé par le volcan Parinacota. Cette région frontalière avec la Bolivie et le Pérou conserve une forte identité aymara.

Le désert fleuri, phénomène rare survenant certaines années entre septembre et novembre, transforme les zones arides entre Copiapó et Vallenar en tapis multicolores. Plus de 200 espèces de fleurs éclosent après de fortes pluies hivernales, attirant papillons et insectes. Ce spectacle naturel imprévisible dépend entièrement des conditions météorologiques.

La ville d’Iquique, ancien port salpêtrier, mérite un détour pour ses bâtiments du 19ème siècle et ses plages urbaines. Les villes fantômes environnantes, comme Humberstone, classées au patrimoine mondial, témoignent de l’ère du nitrate qui a fait la fortune du Chili. Ces visites apportent un complément historique intéressant à la découverte des paysages naturels.

Centre du Chili, Santiago et Valparaíso : culture, vignobles et vie urbaine

La région centrale concentre près de 40% de la population chilienne et constitue le poumon économique du pays. Cette zone jouit d’un climat méditerranéen agréable toute l’année, avec des hivers doux et des étés secs. La proximité de l’océan Pacifique et de la cordillère des Andes crée une diversité de micro-climats propice à la viticulture.

Santiago, capitale de 7 millions d’habitants, surprend souvent les visiteurs par son dynamisme et sa modernité. Loin des clichés sud-américains, la ville mélange gratte-ciels élancés, quartiers bohèmes et patrimoine colonial. Les Andes enneigées forment un arrière-plan spectaculaire visible depuis de nombreux points de la ville.

Que voir à Santiago du Chili en deux ou trois jours bien optimisés

Le centre historique se parcourt facilement à pied. La Plaza de Armas, cœur névralgique depuis la fondation de la ville en 1541, est bordée par la cathédrale métropolitaine et le musée historique national. Les rues piétonnes environnantes abritent commerces, cafés et bâtiments néoclassiques bien conservés.

Le Cerro San Cristóbal domine la ville à 880 mètres d’altitude. Vous pouvez y accéder par un funiculaire centenaire ou à pied pour les plus sportifs. Au sommet, la statue de la Vierge Marie offre un panorama exceptionnel sur Santiago et, par temps clair, sur la cordillère enneigée. Le parc métropolitain qui entoure la colline compte des jardins japonais et botaniques.

Le quartier Bellavista, au pied du Cerro, concentre restaurants, bars et la maison-musée de Pablo Neruda, La Chascona. Cette demeure colorée révèle la personnalité excentrique du poète et sa passion pour les objets insolites. La visite guidée dure environ 45 minutes et mérite vraiment le détour.

Le Museo de la Memoria retrace la période sombre de la dictature militaire de Pinochet. Ce musée sobre et émouvant permet de comprendre l’histoire récente du Chili à travers témoignages, documents et objets. L’entrée est gratuite et la visite prend environ 2 heures.

Pour une vue à 360 degrés, montez au Sky Costanera, plateforme d’observation au 61ème étage de la plus haute tour d’Amérique latine. Par temps dégagé, le spectacle vaut largement les 15 euros d’entrée, particulièrement en fin d’après-midi pour admirer le coucher de soleil sur la ville.

Valparaíso et Viña del Mar, deux ambiances complémentaires sur le Pacifique

Valparaíso, située à 120 kilomètres à l’ouest de Santiago, se rejoint en 1h30 de bus. Cette ville portuaire classée au patrimoine mondial de l’UNESCO fascine par ses 42 collines couvertes de maisons colorées. Une quinzaine d’ascenseurs historiques, véritables monuments classés, relient le port aux hauteurs.

Le street art omniprésent transforme chaque recoin en galerie d’art à ciel ouvert. Les cerros Concepción et Alegre concentrent les plus belles fresques et les adresses branchées : cafés design, boutiques d’artisanat et restaurants avec vue sur la baie. Perdez-vous dans le dédale des ruelles pentues, vous y découvrirez des perspectives photographiques à chaque coin de rue.

La maison-musée La Sebastiana, autre demeure de Pablo Neruda, offre un point de vue remarquable sur la ville et l’océan. Le poète y passait les fêtes de fin d’année et y recevait ses amis artistes. L’architecture excentrique reflète là encore sa personnalité débordante.

Viña del Mar, voisine cossue de Valparaíso, présente un visage radicalement différent. Ses plages de sable, son casino Belle Époque et ses jardins soignés en font une station balnéaire prisée des Chiliens. Si Valparaíso séduit par son authenticité décalée, Viña plaît par son calme et sa propreté. Une journée suffit pour saisir l’atmosphère des deux villes lors d’une excursion depuis Santiago.

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Explorer les vignobles chiliens, entre vallée de Maipo, Colchagua et Casablanca

Le Chili produit des vins reconnus internationalement, notamment pour ses cépages carménère, cabernet sauvignon et sauvignon blanc. Les conditions climatiques exceptionnelles et le terroir varié permettent une viticulture de qualité à des prix souvent plus accessibles que leurs équivalents européens.

La vallée de Maipo, à 30 minutes de Santiago, compte parmi les plus anciennes régions viticoles du pays. Des domaines prestigieux comme Concha y Toro ou Santa Rita ouvrent leurs portes pour des visites guidées avec dégustations. Certaines propriétés proposent même des déjeuners gastronomiques dans leurs caves historiques.

Plus au sud, la vallée de Colchagua autour de Santa Cruz se spécialise dans les rouges puissants et structurés. Le musée du vin de Colchagua, l’un des meilleurs d’Amérique latine, retrace l’histoire viticole chilienne. Plusieurs domaines offrent des hébergements de charme pour prolonger l’expérience sur deux jours.

La vallée de Casablanca, entre Santiago et Valparaíso, bénéficie d’influences maritimes qui favorisent les cépages blancs. Ses chardonnays et sauvignons blancs séduisent par leur fraîcheur. Cette région se visite facilement lors d’un trajet entre la capitale et la côte, avec arrêt dégustation en chemin.

De nombreuses agences à Santiago organisent des circuits œnologiques à la journée, avec transport, visites de deux ou trois domaines et repas inclus. Comptez entre 60 et 100 euros par personne selon le standing des propriétés visitées.

Sud du Chili, région des lacs et Patagonie : nature brute et randonnées

Que voir au Chili Patagonie lacs volcans glaciers randonnée

Le sud chilien incarne la destination rêvée des amoureux de grands espaces. À partir de Temuco et jusqu’au cap Horn, le pays se transforme en succession de forêts denses, de lacs profonds, de volcans imposants et de glaciers millénaires. Cette région exige une préparation plus minutieuse que le reste du pays, tant pour l’équipement que pour les réservations.

Les saisons influencent fortement la faisabilité des activités. L’été austral, de décembre à mars, offre les meilleures conditions climatiques et la plus longue amplitude de jour. L’automne, en avril et mai, séduit par ses couleurs flamboyantes mais limite certaines randonnées. L’hiver enneige les volcans et rend plusieurs routes impraticables.

Pourquoi la région des lacs mérite une étape lors d’un voyage au Chili

Puerto Varas, au bord du lac Llanquihue, offre un cadre idyllique avec ses maisons de style allemand et la vue sur les volcans Osorno et Calbuco. Cette petite ville de 40 000 habitants sert de base parfaite pour explorer la région. Vous y trouverez de nombreux restaurants, agences d’excursions et hébergements confortables.

Le volcan Osorno, reconnaissable à son cône parfait enneigé, se visite jusqu’à une station à 1 200 mètres d’altitude. De là, les randonneurs expérimentés peuvent tenter l’ascension jusqu’au sommet à 2 652 mètres, encadrés par un guide. Les moins sportifs profiteront simplement du panorama exceptionnel sur les lacs et volcans environnants.

Les chutes de Petrohué, dans le parc national Vicente Pérez Rosales, impressionnent par leur puissance. Les eaux turquoise du lac Todos los Santos se frayent un chemin entre les roches volcaniques noires dans un grondement assourdissant. Des passerelles aménagées permettent d’observer le phénomène en toute sécurité.

Pucón, plus au nord, attire les amateurs de sports d’aventure. Rafting sur le río Trancura, kayak sur les lacs, VTT en forêt ou ascension du volcan Villarrica actif : le choix ne manque pas. L’ambiance y est plus jeune et festive qu’à Puerto Varas, avec de nombreux backpackers internationaux.

L’île de Chiloé, accessible en ferry depuis Puerto Montt, mérite absolument 2 à 3 jours. Ses églises en bois colorées classées à l’UNESCO, ses palafitos (maisons sur pilotis) et ses légendes ancestrales créent une atmosphère unique. Les spécialités gastronomiques comme le curanto, plat traditionnel cuit dans un trou creusé dans le sol, valent aussi le détour.

Parc Torres del Paine et Patagonie chilienne, apogée des paysages du sud

Le parc national Torres del Paine figure régulièrement dans le top 10 des plus beaux parcs au monde. Ses trois tours de granite emblématiques, le massif du Paine Grande, les lacs turquoise et les glaciers spectaculaires composent un décor grandiose. La faune abondante comprend guanacos, condors, renards et parfois pumas.

Le trek du W, d’une durée de 4 à 5 jours, permet de découvrir les points forts du parc : le mirador Base de las Torres, la vallée du Français et le glacier Grey. Cette randonnée de difficulté moyenne exige une bonne condition physique et un équipement adapté aux conditions changeantes. Les refuges jalonnant le parcours doivent être réservés plusieurs mois à l’avance en haute saison.

Le circuit O, plus exigeant, fait le tour complet du massif en 7 à 9 jours. Cette version longue traverse des zones moins fréquentées et offre une immersion totale dans la nature patagonienne. Certaines sections nécessitent de porter plusieurs jours de vivres, car les refuges sont plus espacés.

Pour ceux qui ne randonnent pas plusieurs jours, des excursions à la journée depuis Puerto Natales permettent de voir l’essentiel. Les agences proposent des circuits incluant le mirador Condor, la lagune Azul et les cascades, avec retour le soir même. Cette option convient aux familles ou aux personnes disposant de peu de temps.

Le glacier Perito Moreno, côté argentin, se combine facilement avec Torres del Paine lors d’un séjour de 7 à 10 jours en Patagonie. Ce glacier impressionnant par sa taille et son activité se trouve à 5 heures de route depuis Puerto Natales. Des passerelles aménagées offrent plusieurs points de vue sur le front glaciaire de 5 kilomètres de large.

Comment organiser la logistique en Patagonie chilienne sans se surcharger

La réservation anticipée constitue la clé d’un séjour réussi en Patagonie. Les hébergements à Puerto Natales, les refuges dans Torres del Paine et les bus se remplissent vite entre décembre et février. Commencez vos réservations au moins 4 à 6 mois avant votre départ pour obtenir les meilleures options.

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Côté équipement, prévoyez des vêtements techniques en couches superposables. Le vent en Patagonie souffle régulièrement à 60-80 km/h et les conditions peuvent passer du soleil à la pluie en quelques minutes. Une veste imperméable coupe-vent, des couches thermiques, un bonnet et des gants s’imposent même en été. Les bâtons de randonnée facilitent grandement la progression sur terrains variés.

Pour les treks de plusieurs jours, deux options s’offrent à vous : dormir en refuges avec repas inclus (plus confortable mais plus cher) ou camper avec votre propre équipement (plus économique mais plus contraignant). Le camping exige de porter tente, sac de couchage adapté au froid et nourriture, alourdissant significativement votre sac à dos.

Prévoyez des jours de battement dans votre planning. Le vent violent peut fermer temporairement certaines sections du parc ou retarder les bateaux sur le lac Grey. Ces journées tampons évitent le stress de rater un vol international à cause d’un imprévu météorologique, fréquent dans la région.

Île de Pâques et idées complémentaires pour enrichir votre itinéraire

L’île de Pâques, Rapa Nui en langue locale, flotte à 3 700 kilomètres des côtes chiliennes, perdue au milieu du Pacifique. Cette destination à part mérite réflexion avant inclusion dans votre itinéraire chilien, car elle modifie sensiblement le budget et la durée totale du voyage. D’autres régions moins connues du Chili continental offrent aussi des expériences remarquables pour qui dispose de temps supplémentaire.

Que voir sur l’île de Pâques entre moai, volcans et traditions polynésiennes

Les moai, ces statues monumentales taillées dans le tuf volcanique, constituent évidemment l’attraction principale. Le site d’Ahu Tongariki aligne 15 moai restaurés face à l’océan, créant une image iconique au lever du soleil. Le Rano Raraku, carrière d’où proviennent les statues, fascine avec ses 397 moai inachevés figés à différentes étapes de fabrication.

Le village cérémoniel d’Orongo, au bord du cratère Rano Kau, témoigne du culte de l’homme-oiseau qui a succédé à celui des moai. Les pétroglyphes gravés sur les rochers racontent cette période de transition dans la société Rapa Nui. La vue plongeante sur le cratère rempli d’eau et l’océan vaut à elle seule le déplacement.

La plage d’Anakena, avec son sable blanc et ses palmiers, offre un cadre idyllique pour se baigner. Les moai d’Ahu Nau Nau, exceptionnellement bien conservés avec leurs pétroglyphes dorsaux visibles, gardent cette crique paradisiaque. C’est aussi le lieu supposé du débarquement du roi Hotu Matu’a, fondateur mythique de la civilisation Rapa Nui.

L’île se parcourt facilement en voiture de location sur 3 à 4 jours. Une route circulaire fait le tour de l’île en quelques heures, permettant de rayonner depuis Hanga Roa, unique village. Certains sites nécessitent de courtes marches, mais rien de technique. Un guide local apporte une véritable plus-value pour comprendre l’histoire et les légendes de l’île.

Faut-il absolument inclure l’île de Pâques lors d’un voyage au Chili

La question du budget pèse lourd dans la décision. Un billet d’avion depuis Santiago coûte entre 400 et 700 euros selon la saison, auquel s’ajoutent hébergement et location de voiture. Pour un couple, comptez facilement 1 500 à 2 000 euros supplémentaires pour 4 jours sur l’île. Cette somme permet d’ajouter une semaine complète ailleurs en Amérique du Sud.

Le vol de 5h30 depuis Santiago peut aussi peser dans la balance, surtout si vous êtes déjà fatigués par un long périple. L’île ne justifie sa visite que si vous disposez d’au moins 15 jours au Chili, pour ne pas négliger le continent. Avec moins de temps, mieux vaut approfondir les régions continentales.

Pour les passionnés d’archéologie, de civilisations anciennes ou d’îles isolées, l’expérience reste inoubliable et justifie l’investissement. La dimension mystérieuse des moai et l’atmosphère polynésienne unique créent un voyage dans le voyage. Si ces thèmes vous touchent moins, vous ne regretterez pas d’avoir privilégié la Patagonie ou l’Atacama.

Autres régions du Chili à envisager pour un séjour plus approfondi

La Carretera Austral, route mythique de 1 240 kilomètres entre Puerto Montt et Villa O’Higgins, traverse certains des paysages les plus sauvages du Chili. Fjords profonds, forêts vierges, glaciers suspendus et rivières turquoise se succèdent dans un décor époustouflant. Cette route en partie non goudronnée exige au minimum 10 jours et un véhicule adapté, mais récompense par une authenticité préservée.

La région d’Aysén, au cœur de la Patagonie chilienne, reste méconnue du tourisme de masse. Le parc national Queulat et son glacier suspendu, la Capilla de Mármol aux formations rocheuses sculptées par l’eau, ou encore la Laguna San Rafael et son glacier impressionnant méritent le détour pour les voyageurs recherchant des destinations confidentielles.

L’archipel de Chiloé, déjà mentionné, justifie un séjour prolongé de 4 à 5 jours pour ceux qui veulent s’imprégner de l’atmosphère particulière de ses villages de pêcheurs. Castro et ses palafitos, Ancud et son musée consacré aux traditions chilotas, les pingouins de l’île de Puñihuil : chaque recoin révèle des surprises pour qui prend le temps d’explorer.

Le parc national Conguillio, dans la région d’Araucanie, séduit par ses forêts d’araucarias millénaires et le volcan Llaima actif. Moins fréquenté que Torres del Paine, ce parc offre de belles randonnées dans un cadre volcanique spectaculaire. Il se combine facilement avec Pucón lors d’un séjour dans la région des lacs.

Ces destinations s’adressent aux voyageurs effectuant un second séjour au Chili ou disposant de plus de trois semaines sur place. Elles exigent souvent plus de patience logistique mais garantissent une immersion authentique loin des circuits classiques, dans un Chili encore plus sauvage et préservé.

Élise Malécot-Bourdelle

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